CCMSA

Vous avez la parole...

Mis à jour le 09/11/2018

Vous souhaitez valoriser l'une des actions menées sur le terrain pour donner des idées à d'autres élus ? Vous souhaitez faire partager vos expériences sur des formations qui ont été réalisées sur votre secteur ? Cette rubrique vous est dédiée. Pour plus d'informations, prenez contact avec votre animateur de secteur.

Vos témoignages

 
Témoignage de Pierrick HERVE, élu MSA du secteur de Pontrieux
 
1) Pourquoi les élus MSA des secteurs de Pontrieux et de La Roche Derrien ont ils décidé d'organiser cette journée de sensibilisation ?

 
Les élus MSA du secteur sont sensibles aux problèmes de santé et de sécurité au travail. Pour ma part je suis employeur et j'ai des responsabilités syndicales au niveau de l'UNEP (Pierrick est Président départemental et Vice Président régional de l'union nationale des entreprises du paysage) dans ce cadre j'ai participé au sein de la CPHSCT à l'élaboration de la bande dessinée sur les risques psycho sociaux.
Il y a de plus en plus de chariots télescopiques dans les entreprises agricoles qu'elles soient comme la mienne dans l'activité du paysage, mais également au niveau des ETA et naturellement des exploitations agricoles.
Ces engins sont dangereux et peuvent provoquer des accidents graves (éjections, retournements, contact avec les lignes électriques) voire mortels comme il y a quelques semaines.
Pour les salariés il faut un agrément spécial pour pouvoir les conduire (CACES) mais pour les exploitants eux-mêmes, beaucoup ne l'ont pas. Les contrôles de conformité de ces chariots doivent être effectués de façon périodique ce qui n'est pas toujours le cas. L'ensemble des élus du secteur était donc d'accord pour lancer cette action.

 
2) Qui pouvait y participer ?

 
L'invitation à cette action a été lancée à l'ensemble des actifs agricoles du secteur de Pontrieux et de La Roche Derrien, exploitants, employeurs et salariés agricoles hommes et femmes. Le service prévention des risques professionnels de la MSA a été sollicité pour assurer cette journée avec un intervenant Mr Emmanuel Vilault, formateur à Agri tech formation. La journée s'est déroulée en 2 phases : une partie théorique le matin liée à la réglementation, les mesures de prévention, la conduite en sécurité et une mise en pratique l'après midi avec la conduite en situation de travail.

 
3) Comment s'est déroulée cette journée ?

 
Cette journée a eu lieu le 09 septembre dernier aux établissements Le Maître Appro à Runan, ZA de Berlaz. Un gros travail de préparation et d'organisation a été nécessaire en amont de cette journée. Il fallait tout d'abord trouver un lieu suffisamment grand et pratique pour pouvoir utiliser les chariots télescopiques. Les établissements Le Maître, ont accepter de recevoir les participants dans leur locaux. C'était un endroit idéal avec suffisamment de place et il y avait notamment une plate forme de déchargement.
Il a également fallu trouver des chariots télescopiques en état pour la partie pratique. J'ai contacté 2 fournisseurs avec lesquels je travaille habituellement qui ont accepté de mettre à disposition 2 télescos neufs et en conformité. Il s'agit des établissements Alexandre de Plouisy et Arzel de Guingamp.
Les élus MSA se sont également impliqués en fournissant des ballots de paille, des palettes, des bigs bags, des matériaux divers à déplacer avec les chariots télescopiques.

 
4) Quel bilan peut-on tirer de cette journée ?

 
C'est une journée concluante pour les gens qui y ont participé, avec des conditions idéales, du matériel et un formateur compétent. Des femmes ont participé à cette journée et se sont senties très concernées par la conduite et l'utilisation de ces outils et ont été très sensibles aux consignes de sécurité et aux mesures de prévention qui ont été énoncées.

 
Un message à retenir : Ces engins ne sont pas de jouets et pour les employeurs, pensez à bien faire la vérification des contrôles périodiques.
 
 
Témoignage de Jean-Paul LE CALVEZ, Président cantonal de Pontrieux
 
En tant que président MSA d'un comité cantonal, pouvez-vous expliquer ce que cet Engagement vous apporte ? 

 
Je suis élu MSA depuis plusieurs années au 1er collège des exploitants, d'abord comme suppléant puis comme titulaire. J'ai toujours été intéressé par les sujets sociaux.  Dans ma commune, je suis conseiller municipal et je siège au CCAS. Je suis également membre du CIAS de Pontrieux communauté.
J'ai toujours aimé les relations avec les autres, aux dernières élections MSA, j'étais candidat pour être président et j'ai été élu à ce poste. Ce qui me motive c'est d'essayer d'animer le territoire, de mener des actions concrètes vis-à-vis des ressortissants agricoles, d'autres régimes et des ruraux en général. 
Dans le journal de Pontrieux Communauté, nous avons fait un article pour faire connaître les élus MSA du secteur et leur rôle vis-à-vis des ressortissants agricoles.

 
Pourquoi avez-vous mis en place des formations sur le DUERP dans votre secteur ?

 
La formation sur le document unique a été décidée de façon collective lors d'une réunion d'élus. Les élus se sont répartis les tâches pour informer et faire venir les agriculteurs de la commune à cette formation. Le constat était qu'un certain nombre d'agriculteurs du secteur n'avait pas réalisé le document unique alors qu'il est obligatoire lorsque l'on a des salariés et certains organismes (laiterie par exemple) peuvent aussi le demander. Sur les exploitations, il y a toujours des intervenants extérieurs et le document unique est un bon moyen de prendre en compte les problèmes de sécurité sur l'exploitation. D'autre part, la formation proposée par la MSA est gratuite. Elle se déroulait en une journée, avec une partie théorique le matin et pratique l'après-midi sur une exploitation du secteur.
 
 
Qu'est-ce que ces réunions vous ont apportées ainsi que pour les participants ?

 
Une vingtaine de personnes a suivi cette formation. Les participants ont apprécié les parties théorique et pratique. Cette journée leur a permis de savoir recenser les risques suivant les activités, de prioriser certains risques, de répertorier les actions de prévention à prévoir mais surtout de s'interroger sur leur propre organisation de travail. La formation et le repas du midi se sont déroulés sur le secteur de Quemper Guézennec. Ainsi, les déplacements ont été limités, un autre avantage apprécié par les participants. 
Suite à cette journée, les personnes se sont engagées à rédiger leur document unique d'évaluation des risques professionnels. Avec les élus de mon secteur, nous
prévoyons une réunion du secteur en avril pour mettre en place de nouvelles actions à l'automne prochain.
 
Témoignage de Josselyne CLOSIER, Présidente de l'Echelon Cantonal de Jugon-les-Lacs / Lamballe
 
Pourquoi avez-vous souhaité suivre la formation « Sentinelles ? »

 
J'ai tout de suite été intéressée par cette formation. Depuis toujours, je suis attentive aux souffrances des gens qui m'entourent, que ce soit lié à la dépression ou à une autre maladie.
J'ai souhaité comprendre pourquoi on tombe malade et surtout, comment on peut s'en sortir. Que peut-on faire pour que la personne aille mieux ? Je me suis toujours demandée, comment une personne peut arriver à ne plus vouloir vivre ?.

 
Qu'avez-vous retenu de cette formation ?

 
Cette formation m'a apporté une certaine sérénité. Je suis plus rassurée d'échanger et j'ai moins peur de mal m'exprimer. Le formateur, Charles COQUELIN, nous a appris à mieux approcher et comprendre une personne suicidaire. On a souvent un regard erroné sur la personne qui souffre. Le jugement tue car la dépression n'est pas une maladie mentale. La personne qui pense se suicider ne veut pas mourrir, elle veut simplement arrêter de souffrir.
La personne en difficulté cherche toujours une solution pour s'en sortir. S'il y a une éclaircie, il va la saisir. Ce sera éventuellement la rencontre d'une sentinelle ou une autre personne qui va prendre le temps de l'écouter, une « écoute active » sans la juger. Les personnes formées sont sur le terrain pour écouter, donner des signalements et passer le relais. Il faut faire ce que l'on peut quand l'occasion se présente. Etre « Sentinelles » n'oblige pas à réaliser des objectifs de résultat !
« Le 
peu que l'on peut faire, le si peu que l'on peut faire, il faut le faire mais sans illusions » Théodore Monot. Il ne s'agit pas de proposer une solution mais au contraire, l'amener à en trouver une lui-même. Bien entendu, il faut s'assurer de la prise en charge par la suite de la famille, du milieu médical, des voisins ou encore des amis. La MSA met à disposition des numéros d'appels spécifi ques aux agriculteurs en difficulté, il ne faut pas hésiter à les communiquer autour de nous".
 
Avez-vous eu l'occasion d'utiliser les conseils de cette formation ?

 
Oui, j'ai eu l'occasion de mettre en pratique cette formation. Le résultat de mes échanges n'est pas mesurable. C'est diffi cile de savoir si on a réussi à apaiser un peu ou donner de l'espoir à la personne qui souffre.
 
Est-ce que vous conseilleriez cette formation ?

 
Je recommande cette formation à des personnes qui vont bien moralement et qui s'intéressent aux autres. Pour aider les autres, il faut d'abord être bien soi-même. C'est une chance de recevoir une formation en tant que citoyen/bénévole alors que généralement, elle est dispensée à des professionnels.



 
Témoignage de Martine MADEC, Présidente de l'Echelon Cantonal de Saint-Thégonnec
 
Martine MADEC est retraitée sur la commune du Cloître-Saint-Thégonnec. Elle est élue depuis 1995 et entame son 3ème mandat en tant que présidente cantonale de Saint-Thégonnec.
C'est son ancienne présidente sur le secteur, Marie-Claude LAURENT, qui lui a proposé de se présenter lorsqu'elle a souhaité arrêter ses fonctions. Depuis, 20 déjà, Martine MADEC est élus MSA. Petit tour d'horizon de ses fonctions d'élus depuis toutes ces années.
 
Que vous apporte votre rôle d'élue MSA sur le terrain ?

 
C'est très intéressant et enrichissant, cela permet des échanges avec la MSA et les adhérents. Ce qui me paraissait le plus diffi cile au début, c'était de prendre la parole lors
de réunions publiques. Mais finalement, on s'y fait. En tant qu'élue MSA, j'ai parfois des questions sur les cotisations ou sur les différentes aides de la MSA que je transmets à l'animateur ou directement à la MSA. Quand les adhérents nous interrogent, il faut savoir faire preuve de discrétion.
 
 
Comment organisez-vous la mise en place d'actions sur votre secteur ?

 
 J'ai la chance d'être entourée d'une équipe qui s'est toujours impliquée dans sa fonction d'élus. Quel que soit le collège d'ailleurs, et de ce fait, les actions recueillent
toujours un grand succès.
Nous travaillons dans une bonne ambiance. Les réunions sont conviviales, nous essayons d'être ouverts à la discussion et à la réflexion pour donner envie à toute l'équipe de s'impliquer.
En général, nous nous réunissons préalablement pour définir le thème et discuter des modalités (lieu, période favorable, communication…).
 
A titre d'exemple, je citerais les deux dernières actions que nous avons menées :
  • « La prévention du diabète » en février 2013, animée par Docteur Monguillon et l'association Diabiroise ;
  • « La prévention des AVC » en avril 2014, animée par le Docteur Tirel-Badet et l'association AVC 29 (avec plus de 80 participants).

La présence des animateurs est indispensable pour mener à bien nos actions. Ils nous guident et nous aident, pas à pas, dans nos différentes démarches.
 
Avez-vous des projets d'actions que vous souhaiteriez mener prochainement ?

 
Pour notre futur projet, nous souhaitons informer les familles sur les différentes sortes de « dys » (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie …).