Cancer du col de l'utérus : un cancer qui peut être évité dans 9 cas sur 10
Mis à jour le 16/06/2026
(Communiqué de presse du 16/06/2026) Chaque année, le mois de juin est consacré à la sensibilisation au cancer du col de l’utérus. Cette campagne nationale, appelée « Juin Vert », rappelle l’importance de deux moyens de prévention particulièrement efficaces : la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et le dépistage régulier.
Le cancer du col de l’utérus est principalement causé par une infection persistante due aux papillomavirus humains (HPV). Très fréquents, ces virus se transmettent lors des relations sexuelles. Dans la majorité des cas, l’organisme élimine naturellement l’infection. Mais parfois, le virus persiste et peut entraîner des lésions susceptibles d’évoluer vers un cancer.
En France, environ 3 000 femmes développent chaque année un cancer du col de l’utérus. Pourtant, près de 90 % des cas pourraient être évités grâce à la vaccination et au dépistage.
La vaccination : une protection précoce et efficace
La vaccination contre les HPV est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 26 ans. Elle permet de se protéger contre les principaux virus responsables de ce cancer, mais aussi d’autres maladies liées aux HPV.
Cette vaccination constitue aujourd’hui le moyen le plus efficace de prévenir l’infection avant le début de la vie sexuelle.
Le dépistage : un réflexe essentiel
Même vaccinées, les femmes doivent continuer à participer au dépistage. Celui-ci permet de détecter des anomalies avant l’apparition des symptômes ou de diagnostiquer la maladie à un stade précoce, lorsque les traitements sont plus simples et les chances de guérison plus importantes.
Le programme national de dépistage organisé invite les femmes concernées à réaliser un prélèvement au niveau du col de l’utérus :
- De 25 à 29 ans : deux frottis à un an d’intervalle, puis un dépistage tous les trois ans si les résultats sont normaux.
- De 30 à 65 ans : un frottis tous les cinq ans.
En cas de résultat positif, des examens complémentaires peuvent être proposés afin d’assurer un suivi adapté.
Le régime agricole mobilisé
Au sein du régime agricole, plus de 2 200 femmes étaient prises en charge pour un cancer du col de l’utérus en 2023. Cette même année, près de 285 000 femmes affiliées à la MSA, âgées de 25 à 65 ans, ont réalisé un dépistage, soit plus d’une femme sur deux.
La MSA d’Armorique encourage toutes les femmes concernées à se dépister et à échanger régulièrement avec leur médecin traitant, leur gynécologue ou leur sage-femme.
Se faire vacciner, se faire dépister, c’est agir pour sa santé.
À l’occasion de « Juin Vert », prenons le temps de nous informer et d’adopter les bons réflexes de prévention.




